Quelques réflexions sur la responsabilité de protéger

Les années 90 ont été le théâtre de catastrophes humanitaires tragiques. Les réponses de la communauté internationale, notamment au travers du droit d’ingérence, ont été insuffisantes. En partant de ce constat, le Canada a mis en place en septembre 2000 la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté des Etats qui a réfléchi aux moyens de légitimer les interventions pour motifs humanitaires. Ses réflexions ont mené à la création du concept de la responsabilité de protéger qui pose pour principe la possibilité d’une action coercitive, pouvant aller jusqu’à l’intervention militaire, de la communauté internationale contre un Etat afin de protéger les populations courant un risque. La nouveauté de ce concept oblige à s’interroger sur la justification de cette responsabilité, sur son champ d’application et sur la manière dont elle sera mise en œuvre. Ces questions sont nécessaires afin de déterminer si ce nouveau concept constitue une panacée, un début de réponse à la souffrance des populations civiles ou si au contraire in n’est qu’un concept juridique supplémentaire non opératif. La responsabilité de protéger introduit, en toute hypothèse, une réflexion sur la responsabilité de protection au niveau mondiale en effectuant une sorte de redistribution et de partage de celle-ci. Se pose dès lors la question du rôle de l’Etat et de la communauté internationale dans la gestion de la sécurité humaine. Question à laquelle tente de répondre le concept de la responsabilité de protéger.

Les opérations de maintien de la paix : des relations ONG/ Nations-unies / Etats à approfondir

La scène internationale, orchestrée par les organisations internationales émanation des Etats, a vu, au cours des années 1970, un accroissement significatif d’acteurs concurrençant les Etats dans certains domaines, et notamment le développement : les ONG. Ces ONG tournées vers le développement vont également s’intéresser aux situations de crises humanitaires comblant ainsi le vide laissé par les Nations Unies et les Etats pour cause de guerre froide. Leur pugnacité à dénoncer des tragédies, couplée à la fin de la guerre froide, va conduire les Etats et les Nations Unies à réinvestir peu à peu la scène humanitaire.

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Réflexions sur l'apport du rapport Panyarachun

A l'heure du terrorisme et des conflits assymétriques quelle définition de la sécurité collective la communauté internationale doit elle retenir ? Le contexte actuel remet en cause, et oblige par la même à un travail de redéfinition, le concept de sécurité collective tel qu'il a été conçu par la Charte de l'ONU. Ce concept, loin d'être inopérant, doit être complété et approffondis et non abandonné. Il est en effet d'une importance capitale pour un monde plus solidaire et donc plus stable.

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