Un nouvel outil pour la géoéconomie : l'interface humanité/espaces terrestres

Tenter de comprendre les différenciations économiques entre les pays oblige à s’interroger sur, outre la production scientifique et intellectuelle, le territoire. Pourquoi certains territoires (Etats, régions..) réussissent et pas d’autres. Tel doit être l’un des apports de la géoéconomie : comprendre les différences pour les réduire et proposer des voies de développement économique.
Pour ce faire, comme toute discipline, la géoéconomie a besoin d’outil. Un de ceux-ci, pour Yannick BRUN-PICARD (Docteur en géographie des Université d’Aix et Québec, L’humanisme géographique, thèse, Aix-en-Provence, 2005) est l’interface humanité/espaces terrestres. Cette approche permet en effet de mettre en évidence, d’étudier pour un territoire les flux financiers ou commerciaux. En utilisant cet outil, le chercheur est mieux à même de comprendre, et d’expliquer, les localisations, les réussites ou les échecs. Là réside tout l’intérêt pour l’approche géoéconomique car ainsi peuvent être définis les facteurs nécessaires à rendre un territoire attirant pour les entreprises, les investisseurs… Analyse qui ne peut qu’intéresser les décideurs publics qui, à l’heure de la mondialisation, ont la mission et la responsabilité de créer sur leur territoire un environnement attractif pour les divers flux.
L’étude de ces flux, les propositions d’aménagements et d’usage de la puissance sur un territoire, qui sont partie intégrante de la géoéconomie, sont parfaitement englobées dans l’approche de l’interface humanité/espaces terrestres.

Les prémices de la géoéconomie : une approche historico-géographique

L'auteur du site a le plaisir d'ouvrir ses colones virtuelles à un autre universitaire s'intéressant aux questions géoéconomiques. L'intérêt de l'article Prémices géoéconomiques de Yannick Brun-Picard (Docteur en Géographie des universités d'Aix-Marseille et de Laval au Canada) est de montrer, dans une approche epsistémologique, la valeur des analyses géoéconomiques en les replaçant dans une approche historico-géographique.

La géoéconomie vue par un de ses précurseurs : Pascal LOROT

Si aujourdh'ui, la géoéconomie a trouvé sa place en France nous le devons au travail de précurseur de Pascal LOROT (président du Conseil d'administration de l'Institut Choiseul). Nous vous proposons, au lieu d'en faire un résumé, de lire son article fondateur de la discipline.

Les trois niveaux de l'intelligence économique

L'intelligence économique peut être divisée en trois niveaux distincts (voir schéma).

La puissance douce

Vous pouvez téléchargez l'article sur la puissance douce

La guerre économique : nouveau paradigme des relations internationales ou simple mot d'ordre ?

Alors qu’en cas de conflit armé, le droit international utilise le concept de conflit armé international à la place du concept de guerre, la compétition économique est définie en terme de « guerre économique ». Se pose alors la question de savoir si le mot « guerre » peut être employé quand il s’agit essentiellement de compétitivité, de concurrence, de conquêtes de marchés, de rivalités économiques ?

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Industries de défense et Etat

Dans l’analyse géopolitique, l’important est de bien cerner les changements structurels qui peuvent affecter l’ordre international. Le passage d’une structure bipolaire à une structure multipolaire a entraîné une redéfinition des facteurs de puissance.Avec la fin de la guerre froide, en effet, une nouvelle compréhension des relations entre Etats, fondée sur l'importance croissante du facteur économique s’est imposée. Dans cette nouvelle vision des relations internationales l'industrie de défense tient une place particulière.

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